Le Président tournant Garanin répond aux questions des journalistes sur le Conseil général des états-majors et le budget de la défense
Le lendemain de la signature de l'Accord-cadre sur le Conseil commun de la Force Spatiale, le Président tournant du Conseil, Garanin, a tenu une conférence de presse restreinte au sein du service de presse du Secrétariat. Voici un extrait du compte rendu des questions-réponses.
Question : Monsieur le Président, le Conseil commun des Forces spatiales se placera-t-il au-dessus des Forces spatiales nationales ?
Garanin : Non. L'accord est très clair : aucun transfert de commandement ne s'opère sur les armées nationales. Le Conseil commun fait ce que les départements ferroviaires des différents pays faisaient il y a plus d'un siècle : harmoniser les horaires, les écartements des rails et les signaux lumineux. L'ennemi n'attendra pas que nous ayons fini de nous disputer pendant quatre cents ans avant de lancer son attaque.
Question : Des critiques estiment que le budget de la défense grignote les dépenses sociales. Comment répondez-vous à cela ?
Garanin : Le budget de la défense est effectivement considérable ; je dois rendre compte à chaque contribuable de l'utilisation de chaque franc, c'est précisément la raison d'être de la rubrique budgétaire de ce site. Mais permettez-moi de vous rappeler : la crise n'est pas un examen que nous avons choisi. Ce que nous pouvons choisir, c'est l'attitude face à la préparation : préparer avec calme, sur quatre cents ans, aujourd'hui, ou laisser à nos descendants le soin de se préparer dans la précipité, en quatre cents ans. Attendez, la phrase originale dit "quatre cents jours". Je corrige : préparer avec calme, sur quatre cents ans, aujourd'hui, ou laisser à nos descendants le soin de se préparer dans la précipité, en quatre cents jours.
Question : Dernière question. Certains universitaires affirment que le Countdown (compte à rebours) de quatre cents ans pourrait provoquer l'effondrement de l'humanité dans l'attente. Quel est votre avis ?
Garanin : (silence d'environ dix secondes) Le Conseil a confié à un comité spécialisé l'étude des inquiétudes de ce chercheur, et je les respecte. Mais j'ai soixante et onze ans ; j'ai vu l'Europe d'avant la guerre et New York à l'An 1 de l'Ère de la Crise. Permettez-moi de vous faire part de mon observation : l'espèce humaine, durant cette longue attente, ne s'est pas effondrée, mais a transformé l'attente en vie même. Notre mission est de rendre cette vie digne de l'attente.
Le compte rendu intégral de la conférence de presse sera compilé par le Département de l'information publique et archivé au Centre de documents.
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